Yiqing Yin : l’artiste couture venue d’Orient

 

Yiqing Yin, femme chinoise et membre invité de la Chambre Syndicale de la Haute Couture Parisienne (depuis 2012), s’apprête à prendre la direction de la Création d’une nouvelle maison Léonard. Elle transforme ses idées de mode en des poèmes enchanteurs. Ce n’est pas un hasard qu’une telle marque de haute couture ait choisi à sa tête de nommer celle qui incarne le mariage parfait entre la France et l’Orient. En effet, son créateur, David Tribouillard, est le premier à avoir remis au goût du jour la mode des kimonos en 1983. Comme une évidence, Yiqing Yin est LA Française qui peut faire perdurer la « success love story » de l’Orient avec la Maison Léonard.

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Une longue histoire …

Tout a commencé en cette année 1958 quand Jacques Léonard confie à Daniel Tribouillard le lancement d’une société de création : Leonard Fashion. A partir de là, la Mode à la Française connaît une véritable révolution : impression des tissages « Fully » très en vogue à l’époque et imprimés floraux audacieux. C’est à cette douce folie qu’ a succombé Yiqing Yin.

Elle a quitté la Chine à l’âge de quatre ans pour la France où elle a poursuivi ses études. En 2009, elle obtient son diplôme de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD Paris).

Elle reçoit le Grand Prix de la Création Mode de la Mairie de Paris en 2010 et le Prix des Premières Collections de l’ANDAM en 2011. Depuis janvier 2012, Yiqing Yin défile en tant que membre invité de la Chambre Syndicale de la Haute Couture Parisienne.

Cette femme au style improbable et pourtant si naturel semble donner une nouvelle définition de l’originalité. Il fallait que ce soit elle, et non une autre, qui prenne la tête de la Maison Léonard, et précisément parce qu’elle vient du Levant. Elle semble être la plus exacte personnification de l’orchidée. Cette fleur fragile et sauvage, sans limites géométriques, est d’ailleurs l’emblème de Léonard.

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Exigence, finesse et force : le nouvel élan pour une Mode à la Française version 2015 !

Robe de jersey de soie et légèreté du tissu : voilà ce dont Yiqing Yin hérite en acceptant cet honneur. En 2015, la jeune femme promet de réinterpréter, sans le trahir, le célèbre slogan « la robe Léonard, 150 grammes de bonheur ». Pourtant, Yiqing Yin aura l’occasion de prouver qu’elle a plusieurs cordes à son arc. La Maison Léornard se présente à elle comme l’opportunité de laisser assouvir ses idéaux de mode et de beauté dans des parfums, des cravates et des carrés de soie.

Le coup de foudre entre elle et son pays d’adoption a finalement opéré. Personne ne peut plus considérer la jeune femme comme une « de celles venues d’ailleurs ». Désormais, elle s’impose au milieu des plus grands du monde du luxe français. Déjà en 2013, la jeune créatrice chinoise s’était associée, aux côtés d’autres créateurs, à Monoprix pour réinventer la petite robe noire (sur les pas de l’incontournable Coco Chanel). De plus, lors du dernier Festival de Cannes, elle avait créé la robe d’Audrey Tautou, la maîtresse de cérémonie, lors de l’ouverture de cette 66ème édition. Une robe somptueuse en organza et mousseline de soie qui avait nécessité plus de 400 heures de couture.

La Danse conquise par les plissés de Yiqing Yin

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De part et d’autres, Yiqing Yin est convoitée et sollicitée pour ses drapés célèbres qui rappellent la « mode de Madame Grès ». Tout dernièrement, la jeune femme a habillé les amants passionnés du ballet « Tristan et Iseult ». En effet, la créatrice a une vision tout à fait juste et personnelle de l’univers de la danse. Grâce à ses vêtements, elle se distingue comme une génératrice d’émotions ayant le pouvoir de donner une âme et une vie à ses créations.

Mais, Yiqing Yin sait que ses costumes ne peuvent pas être mieux portés que par des danseurs libres de leurs gestes, de leurs mouvements. Elle réfléchit toujours à une constante métamorphose possible entre le corps et le vêtement, afin que les habits portés deviennent les empreintes du corps, du souffle et des vibrations.

Yiqing Yin & Léonard : une nouvelle histoire !

Celle qui est obsédé par la perfection du pli qui conjugue surface plate et dynamisme, rondeur et énergie passionnante, a compris qu’elle héritait d’une marque qu’il fallait quelque peu dépoussiérer. Mais, nul doute que Yiqing Yin aime ce genre de challenge. La jeune femme n’en a pas perdu son sang-froid : aujourd’hui, pour percer dans le luxe, il faut avoir des styles distincts, uniques et sortis de la norme.

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Elle incarne donc bien la nouvelle génération française des designers. Désormais, Paris est la ville de cœur de Yiqing Yin. Comment répondre à une telle confession de style, exemple même du summum du chic : « Chaque jour, j’enfile mon poignet à épingles dès mon arrivée à l’atelier. Comme je ne porte pas de bijoux, c’est mon seul accessoire. » « So classy » !

Diane Z.

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