Fashion Week : Azzaro et Ilja, les coups de coeur de La Mode à la Française


A l’étage d’un hôtel particulier, Ilja a présenté son défilé haute-couture tout en apesanteur. Entourées de lustres et d’immenses miroirs aux allures de Château de Versailles, les mannequins se sont succédées dans de magnifiques robes aussi légères que majestueuses sur le son d’une musique plastique électro. A l’orée de la fin de la Fashion Week de Paris, Ilja a ébloui par tant de beauté et de sensualité.

« Assimila SS16 » est la quatrième collection couture que présente Ilja au public français. Jeux des formes, émotions, énergie et imagination ont inspiré Ilja pour cette collection. Tout particulièrement , la créatrice a puisé ses ressources dans l’univers tactile du corps, de la peau, des plumes des oiseaux… Cet aspect se retrouve en effet à chaque fois dans chacune des robes présentées au défilé : le tissage extrêmement flexible et doux des drapés est la signature de la collection. Tout au long du show, les robes ne cessaient de bouger, de faire des vagues, de se plisser, de glisser, jusqu’à s’envoler..! Ilja semble avoir voulu créer une interaction entre ses pièces et leur environnement, de manière à ce qu’elles s’adaptent aux changements constants des émotions, des couleurs, des atmosphères. Les motifs très sophistiqués dessinés sur ces robes de satins rappellent la complexité des cellules de la peau. Chacun des imprimés faits à la main dans les ateliers Ilja colore le tissu d’autant plus pâle que le motif est éclatant.

Pourtant, ce côté esthète et sobre est contrasté violemment avec une série de tops cool et de vestes chics aux teintes primaires (le vert est prédominant). Les robes asymétriques qui ont cloturé le défilé étaient fabuleuses : le crêpe en soie et les superpositions fluides en organza dessinaient des mouvements aériens autour des silhouettes féminines. Les tons nudes et les vestes sculptées dans de la matière soyeuse étaient comme un bouclier de protection. Enfin, le jacquard associé aux corsets mettait en scène une juxtaposition de style dont l’énergie transparaissait dans la prévalence de la couleur émeraude…

La Maison de Couture Ilja basée à Amsterdam a fait officiellement ses débuts dans le cercle des grands de la mode le jour où elle a été invitée par la Fédération Française de la Couture à Paris pour présenter sa collection haute-couture 15/16 « Ingenium Existere ». Pourtant, tout a commencé en 2005 quand Ilja acquiert une renommée internationale lors de son apparition à la Fashion Week d’Amsterdam. Puis en 2009, la créatrice néerlandaise établit son atelier de mode qu’elle nomme « Ilja Visser Holding » et auquel elle ajoute une boutique et un showrrom dédié au sur-mesure sous les toits d’une des maisons historiques bordant les canaux d’Amsterdam.

Impossible de résumer le défilé d’Ilja en un seul mot. Mais si on ne devait en choisir ne serait-ce que trois, on dirait : nonchalance, « new pretty » et artisanat.

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Dans les anciens studios d’Eddy Barclay, la maison Loris Azzaro a présenté son show comme une fresque picturale de la féminité tout en contraste. Pour clôre la saison parisienne de la Fashion Week, Azzaro a mis la barre haute, très haute !

Violaine, Victoria, Vita, Vera, Vaiora, Véronik, Valerie, Violette, Valentine… Certes, ce sont des prénoms féminins qui commencent tous par un « v ». Mais, au défilé Azzaro il s’agit plutôt de chacune des robes présentées ce matin-là. En effet, le duo de créateurs confectionne toutes leurs pièces avec amour et passion, comme s’il s’agissait de faire naître dans ces tissus une vraie personnalité…

Entre douceur et force, broderies couture et techniques innovantes, la Collection Printemps-Eté de Loris Azzaro rend hommage à la dualité de la femme contemporaine, sensible et guerrière.

L’allure combine une fluidité aérienne et des formes protectrices. Les silhouettes dévoilent les épaules et révèlent les lignes de force du buste. Jouant de superpositions et de transparences, la collection multiplie les effets graphiques de lignes brisées, invitant à un voyage psychédélique dans une autre dimension.

Fil directeur, un imprimé fleuri déstructuré, décliné en plusieurs coloris et répété à l’infini, crée l’illusion d’un kaléidoscope sur le bustier d’une robe courte. Dégradé sur l’organza, de la mousseline, de la cotte de maille, du crêpe et de la dentelle, il introduit des jeux géométriques audacieux.

Les pyramides de cristaux architecturés parent les jumpsuits comme des gouttes de rosée… Les tulles invisibles et les motifs arachnéens électrisent les robes longues, les robes-manteaux taille Empire et les harnais. Du grand art de la couture !

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