Hommage à Jacqueline de Ribes au Metropolitan Museum of Art de New-York


Par Diane Z.

Du 19 novembre 2015 au 21 février 2016, la plus Parisienne des jet-setteuses du 20ème siècle s’expose dans la prestigieuse galerie new-yorkaise. A travers une sélection de photographies et 60 ensembles de couture et de prêt-à-porter, on revisite l’univers de cette icône du style. Femme du monde et femme d’affaire, la comtesse de Ribes a su se faire remarquer parmi les mondains aristo. Sa nature sophistiquée et son allure de reine lui valent aujourd’hui les honneurs.

Du couvent des Oiseaux où elle a reçu une éducation stricte aux maisons de vacances dans le Pays Basques, Jacqueline de Ribes se souvient des tenues imposées et des rires spontanés, d’une grâce calculée et du culte des bonnes manières. Curieuse de suivre les évolutions et les révolutions dans le monde de la mode, Jacqueline de Ribes n’a jamais eu un temps de retard. Au contraire, elle semblait aller plus vite que la musique, comme si elle incarnait elle-même les changements d’une époque. Influencée par le romantisme proustien, elle se laisse d’abord séduire par les grands noms de la mode : Yves Saint-Laurent la prend sous son aile, Jean Paul Gaultier lui dédie une collection haute-couture, l’impératrice du Vogue US, Diana Vreeland, l’engage pour la couverture de ses magazines…

Sa réputation internationale lui valent d’être invitée à tous les rendez-vous mondains organisés par les personnalités du moment. Le tout-Paris la croise aux bals Rothschild à Ferrières ou à celui du Palais d’Hiver à Saint Petersbourg, tandis que le tout-New-York l’admire au Truman Capote. Jacqueline de Ribes n’a cessé de renverver les cœurs d’un monde aujourd’hui révolu. Peu importe, le mythe est né.

Mais, très vite, Jacqueline de Ribes est rattrapée par son envie irrépressible d’affiner son image de Reine de Saba. Tête bien faite, elle ne se contente plus d’être la muse des couturiers, elle les accompagne dans leur travail de créations. Son intelligence et son sens inné de la mode, sa capacité à créer les tendances de demain étonnent et inspirent le respect. Philantrope, elle touche à tous les arts et use de sa notoriété pour s’introduire dans les milieux très fermés de la télévision, du théâtre et de la danse. Aux yeux du monde, elle devient le porte-parole de l’élégance française, de l’esprit français.

Très indépendante, elle ne résiste pas à bousculer son destin en créant sa propre marque de prêt-à-porter de 1983 à 1995. Le succès ne se fait pas attendre outre-atlantique. Son entreprise l’élève aux rangs de ses admirateurs les plus fidèles qui la surnomment dès lors « la dernière reine de Paris ». Silhouette longiligne et maquillée juste comme il faut, Jacqueline de Ribes laisse ainsi son empreinte dans l’histoire de la mode. Miroir de  l‘art de vivre à la française, l’aristorcrate subjugue encore aujourd’hui.

Cette exposition inédite au Metropolitan Museum raconte un conte de fée où la beauté féminine rejoint l’humanité d’une légende vivante qui a marqué tout un siècle. Véritable institution à elle seule, l’empire que Jacqueline de Ribes a laissé est riche de style, d’anecdotes, de passion et d’amitiées.

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