(Expo) « Gauguin l’alchimiste » au Grand Palais ! 


En ce doux mois d’octobre, le Grand Palais présente « Gauguin l’alchimiste ». Une exposition sur la face cachée d’un artiste trop longtemps méconnu pour son travail remarquable sur la matière et surtout la céramique. Une belle rétrospective qui fait porter un regard neuf sur les oeuvres de celui qui s’octroya le droit d’oser !

La rédaction de la Mode à la Française a eu le privilège de découvrir cette merveilleuse exposition sous le prisme de l’une des commissaires : Claire Bernardi. Spécialiste du domaine de la peinture, elle est aussi conservatrice du Musée d’Orsay. Depuis plus de trois années, elle mène ce projet à bout de bras avec pour ambition de faire découvrir au public les richesses cachées d’un artiste visionnaire, symbole de l’ouverture et de la découverte de l’Autre.

Une découverte qui passe avant tout par celle de soi. En effet, Gauguin a revendiqué durant toute sa vie sa quête insatiable de toutes les qualités qui émanait de lui, que lui avait offert Dame Nature dès sa naissance. Et c’est ainsi qu’il s’est adonné à la peinture, certes, mais aussi à la sculpture, la gravure,… Le parcours « Gauguin l’alchimiste » met donc l’accent sur le peintre complet, précurseur de l’Art Moderne et de l’abstraction qu’il était.

Inspiré de ses amis, de ses contemporains et de ses confrères, Gauguin ne cesse de se réinventer et de se mouvoir. Cette obsession ‍du mouvement se retrouve non seulement dans ses déménagements permanents d’un lieu à un autre mais également dans son art où il mélange toutes les formes de créations… Toute l’exposition repose donc sur un dialogue entre créations picturales et céramiques. Le parcours met ainsi en valeur le travail obsessionnel de Gauguin sur les volumes des objets et son travail expérimental de la cuisson sur les masques. Ces initiatives lui font faire autre chose en peinture. Il invente peu à peu un art plus synthétique et immédiat, à l’aube du modernisme.

Pourquoi on aime ? Parce qu’il était temps de consacrer une exposition à Gauguin ! En effet, la dernière rétrospective à son sujet au Grand Palais avait eu lieu il y a 30 ans ! Mais, ça valait le coup d’attendre. En effet, cette exposition fait briller un Gauguin « touche à tout » qui métamorphosa la matière en de sublimes créations. Il s’est donné le droit de tout oser en agrégeant plein de matières pour créer son propre univers.

Un coup de coeur ? Pour ces petites créations de sculptures en cire inspirées des fameuses danseuses de Degas. Mais aussi pour le travail commun qu’ont effectué Gauguin et Pissaro, pour le mobilier personnel de Gauguin que l’artiste agrémentait lui-même de petites sculptures, pour cet autoportrait en sauvage primitif, le pouce dans la bouche, sous la forme d’un « Pot Anthropomorphe ».


Le plus ? Le public peut admirer la sensibilité de Gauguin pour l’art péruvien et pour la mouvance japonisante grâce aux prêts exceptionnels du Musée du Quai Branly et de la Manufacture de Sèvres. Cette recherche des sources de l’influence de l’artiste permet de mieux lire les peintures réalisées en Bretagne et à Arles. Comme cette femme « Dans les vagues »(1889), dont la fulgurance et le débordement des couleurs penseraient à croire que Gauguin ait réalisé cette toile après son voyage à Tahiti… De cette période polynésienne justement, on retiendra le silence contemplatif qui ressort de ces tableaux très (trop) célèbres où les femmes semblent entamer un dialogue muet. Surprenant. Et même plus. Poignant.

11 Octobre 201722 Janvier 2018

Tous les jours de 10h à 20h
Nocturnes les mercredis, vendredis et samedis jusque 22h

Fermé le mardi
Fermetures anticipées à 18h les 11 et 12 octobre et les dimanches 24 et 31 décembre.
Fermé le lundi 25 décembre 2017

Plein tarif : 14 €
Tarif réduit : 10 €
Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

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