(Livre) « J’ai cette petite musique dans la tête », le quatrième roman d’Agnès Martin-Lugand


Agnès Martin-Lugand vient de publier « J’ai toujours cette musique dans la tête » (Editions Michel Lafon). Elle peint le quotidien d’une famille ordinaire qui voit s’incruster dans son petit coin de paradis un étrange inconnu : sera-t-il un associé, un ami fidèle ou un adversaire ? Encore une fois, l’auteure nous a éblouies.

Pour son ultime roman « J’ai cette petite musique dans la tête », Agnès Martin-Lugand a tissé la toile d’une famille parisienne ordinaire, à ceci près qu’elle respire la joie de vivre, l’enthousiasme, l’insouciance et … le bonheur. Un bonheur contagieux qui n’a pas peur de se montrer, de s’ouvrir aux autres, consciemment ou non. Cette famille fait partie de celle que l’on rencontre parfois dans la rue et qui nous fait sourire. Un sourire. Simplement.

D’ordinaire, cela suffit mais pour pas pour Tristan. Cet homme va vouloir peu à peu s’immiscer dans le bonheur familial de ce petit clan si parfait. Jusqu’à l’obsession. Jusqu’à la manipulation… et la jalousie. Si les apparences de cet homme honnête, propre sur lui, accueillant, bienveillant, correct en tous points et à la fois discret et présent sont trompeuses, les évènements de la vie vont se retournés contre lui…. Pourtant, il n’aura pas laissé la petite famille indemne. La trahison, la haine et le mensonge vont ravager l’équilibre de ce clan pourtant si soudé…!

Heureusement, l’amour est là pour sauver les êtres humains ! Et ce roman est un véritable hymne à cet amour si puissant qu’il peut détruire tous les plans machiavéliques, tous les obstacles, toutes les épreuves les plus dures. L’amour d’un couple, l’amour d’une famille est bien le ciment qui tient serrer les membres ensemble. Quoi qu’il arrive, il y a toujours une lueur d’espoir qui persiste, aussi infime soit elle, elle est là. Rester debout, y croire, garder confiance, et surtout savoir pardonner et se laisser pardonner : voici les leçons qui transparaissent entre les lignes de ce roman.

Très riche et très fort, ce livre, écrit sous la forme d’un roman choral, nous entraine au plus intime des sentiments des personnages de Véra et de Yanis. Ce style littéraire permet aussi aux lecteurs de sentir leur coeur battre au rythme des nombreux rebondissements qui ponctuent cette histoire et s’accélèrent au fur et à mesure que l’on approche du clash final.

Pourquoi on aime ? Parce qu’Agnès Martin-Lugand traite avec brio et sans en avoir à l’air des sujets très sensibles et touchants. Les thèmes des choix de vie et de l’ambition de chacun sont décortiqués avec simplicité et clairvoyance. On ressort de cette lecture intense chamboulé mais aussi émerveillé. Rebondissements et scènes délicates, émouvantes parcourent le texte et se succèdent avec agilité et une maitrise stylistique indéniable. On pense notamment à toutes les réflexions et les réactions des trois enfants Joachim, Ernest et Violette : tellement innocentes, tellement vraies…

Un coup de coeur ? Pour le génie littéraire qu’est Agnès Martin-Lugand. Avec humilité, elle sort cet ultime roman intitulé « J’ai toujours cette musique dans la tête » qu’elle dédie à son propre amoureux dont elle reconnait que la présence et le soutien sont deux forces qu’elle reçoit de lui et qui lui permettent d’être elle-même, de croire en ses rêves et de les réaliser (elle a quand même vendu plus d’un million de livres en seulement quatre romans et compte parmi les auteurs français les plus en vue à l’étranger !). Une confession que l’on ne peut pas s’empêcher de rapprocher des personnages de Véra et de Yanis …!

michel-lafon.fr/

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