(Coup de coeur) La Flûte Enchantée dansée par la Compagnie Béjart Ballet Lausanne


La Flûte Enchantée, ballet mythique et l’un des plus beaux créés par Maurice Béjart, est à découvrir d’urgence jusqu’au 11 février au Palais des Congrès.

L’année 2018 marque les 30 ans de la création du Béjart Ballet Lausanne, les 10 ans de la disparition de Maurice Béjart et les 10 ans de direction artistique de Gil Roman. A cette occasion, la Compagnie présente une représentation inédite de La Flûte Enchantée. 44 danseurs sur la scène du Palais du Congrès enchaînent des pas parfaitement calés sur la musique du dernier opéra de Mozart dans sa version musicale du Philharmonie de Berlin, dirigé par Karl Böhm en 1964. Du pur bonheur pendant près de trois heures !

Après Lausanne, Tokyo et Shanghai, cet opéra dansé, magique et comique s’offre au public parisien pour la joie de tous ! Gil Roman signe une chorégraphie fascinante sur une partition parfaite sans trahir les volontés ni le charme de génie artistique de Maurice Béjart.

Pourquoi on aime ? Parce que ce ballet mélange avec goût les genres : la danse classique et les figures acrobatiques, les tutus traditionnels et les justaucorps de gymnastes. Cette particularité chorégraphique illumine ce conte qui nous livre quelques unes des clés du mystère du couple. L’homme et la femme doivent d’abord se chercher, puis, s’étant trouvés, dépasser leur condition première par une série d’épreuves qui les rendront dignes de leur nouvel état.

Un coup de coeur ? Pour les prestations de haut vol de l’oiseleur Masayoshi Onuki/Papageno et de la délicate Kateryna Shalkina/Pamina, fille de la Reine de la Nuit ! L’un, porteur d’humour et expressivement très drôle, virevolte et rivalise d’énergie tout au long du ballet. L’autre capte l’attention par son interprétation appliquée, pieds nus et techniquement irréprochable.

Le plus ? Les interludes récités par Mattia Galiotto ponctuent le rythme effréné de cette fable philosophique et initiatique et permettent de mieux comprendre les message sous-jacents : acceptation de l’humaine faillibilité et triomphe du couple sur la désunion.

CHORÉGRAPHIE :
Maurice Béjart

MUSIQUE :
Wolfgang Amadeus Mozart

DÉCORS ET COSTUMES :
D’après les plans originaux d’Alan Burrett

 

Infos Pratiques sur le site du Palais des Congrès

Du mercredi 7 au dimanche 11 février 2018
Palais des Congrès
2 Place de la Porte Maillot  –  75017 Paris

viparis.com/en/site/palais-des-congres-paris

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