Cet été, marchant à travers les 2 500 espèces et variétés d’arbres de l’Arboretum de Chèvreloup, la rédaction de La Mode à la Française a pris un bon « bain de forêt » ! Les chemins de terre de cette vaste étendue s’élevaient doucement derrière les murs de la ville et se prêtaient aisément à la déconnexion – et à la détox globale. 

Les plantes bordant les allées, les fleurs écloses, en boutons ou encore endormies, les arbres et à travers eux, la vallée au loin et les cimes en contre-bas, … Tout cela a de quoi donner le tournis. Et pourtant ! Quelle grâce que cette puissance que la Nature nous offre d’admirer humblement. Rassasiées de ce spectacle aux mille et un panachés de déclinaisons de verts, nous décidions de regarder résolument « en «  l’air au lieu de regarder « en bas ». Là, à mi-hauteur, le chemin enherbé bordé d’arbres s’élargit. D’autres dédales deviennent flou… Mais aucune crainte car soudain nos jambes et nos pieds se laissent guider par le bruit des odeurs anisées qui sortent par effluves depuis les feuilles des conifères, cerisiers, saules, chênes et autres érables….

Se laissant absorber par le paysage de ce parc de 200ha acquis par Louis XIV en 1685, nous demeurions conscientes de nous-mêmes en tant que petits êtres au milieu de cet arboretum toujours changeant et si parfaitement irrégulier. Il y avait sur notre route des papillons nouveaux, des rapaces au-dessus de nos têtes et des insectes butinant les fleurs. Tous possédaient en vol une adresse incomparable : les papillons voltigeaient de-ci, de-là; les rapaces, aviateurs de naissance, exécutaient allègrement de difficiles acrobaties.

Pourquoi on aime ? Parce que le domaine de Chèvreloup nous offre la possibilité de nous rendre attentive à chaque pierre ou ornière qui jonche le sol comme il se doit, de nous rendre consciente de chaque pas foulé et de nous rendre prudente face aux dangers qui pourraient transformer une simple marche en un tangage plus ou moins déboussolant. Quel cadeau que cet après-midi passé dans ce trésor naturel de verdure ! Une invitation à prendre conscience de soi, à reconquérir à son plus haut niveau la grâce sans effort, la spontanéité et à retourner chez soi – en soi.

Un coup de coeur ? Pour ce mystérieux arbre étrangement baptisé « le désespoir des singes » qui nous a attirées comme un aimant (mais sans nous accaparer) à cause de la forme de ses épines, de la fraîcheur de ses couleurs, jusque dans le détail de sa fleur… Et bien sûr pour l’Allée des Cèdres Bleus au coeur de laquelle nous avons laissé vagabonder sans but notre esprit.…

Le plus ? Eveiller ses sens et se reconnecter avec la nature, c’est possible dans la Cité même ! Au Jardin des Plantes, la zone alpine nous ouvre un fabuleux sentiment de vivacité ! La déconnexion avec le monde qui grouille dans la capitale est totale. Cette balade à côtoyer les arbres était un moment privilégié pour apaiser notre esprit et faire le vide. Ressourçant.

ARBORETUM DE VERSAILLES-CHÈVRELOUP

30 ROUTE DE VERSAILLES

78150 – ROCQUENCOURT

DU 1ER AVRIL AU 15 NOVEMBRE 2019

Tous les jours (sauf 1er mai) de 10 h à 18 h.

Dernier accès aux caisses 1 h avant la fermeture

TARIF PLEIN : 7 €

TARIF RÉDUIT De 3 à 25 ans révolus sur présentation de justificatifs ou pièces d’identité avec photo : 5 €

arboretumdeversailleschevreloup.fr

GALERIES, JARDINS, ZOO – JARDIN DES PLANTES

57 RUE CUVIER

75005 PARIS

OUVERT TOUS LES JOURS

Jusqu’au 22 septembre 2019 de 7 h 30 à 20 h

jardindesplantesdeparis.fr

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