Plongée dans l’univers de Jeanne Lanvin


Par Diane Z.

A l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Jeanne Lanvin » au Palais Galliera, Musée de la Mode et du costume , La Mode à la Française met en lumière la fondatrice éponyme de la célèbre marque et explore son univers d’hier à aujourd’hui.

Il était une fois une robe, une femme, une époque…

Magnifique, cette exploration fashion invite à « voir » Jeanne Lanvin. Le sentiment : voilà ce que l’on apprend en sillonnant parmi les créations, toutes plus merveilleuses les unes que les autres. Outre l’aspect chronologique, l’exposition accentue l’aspect visuel en incitant à toucher à tout (virtuellement, bien sûr). Bien plus qu’une bibliothèque visuelle, le monde de Jeanne Lanvin est dévoilé tel un rêve éveillé. En effet, dans les années 1910, Jeanne Lanvin était la plus mystérieuse et la moins connue des créatrices françaises. Elle n’arrivait qu’à la cheville de Coco Chanel dans le domaine du marketing (qui était un génie en la matière !). Elle n’était pas non plus dotée de la fibre conceptuelle à la façon Schiaparelli ni de la maîtrise du volume propre à Madeleine Vionnet.

Mais, Jeanne Lanvin était une vraie travailleuse. Elle a su s’imposer grâce à son sens du lifestyle. Pendant la Belle Epoque, elle fut pionnière dans l’idée de faire primer les nécessités autour de l’homme, de la femme, des enfants et de la décoration. Exit les diktats de la taille parfaite, les robes Lanvin glorifient les formes et développent un attrait aigu pour la légèreté et le confort. Le succès de ses robes, Jeanne Lanvin le doit aussi à sa manière de créer, qu’elle a su transmettre aux créateurs qui l’ont succédé. Son secret ? Juste se voir soi-même, ses envies pour trouver son désir et son inspiration créatrice. Elle a réussi à donner aux stylistes de sa Maison les clés de tous les possibles et le courage de défendre la vraie liberté (de créer, d’être et de pouvoir être).

Ainsi, la Femme Française façon Lanvin est comme Mademoiselle Agnès : une belle femme qui a pris quelques rides mais qui reste très élégante. Elle a peut être des cheveux gris mais elle croit que c’est de l’or ou de l’argent… Si votre esprit flotte un peu comme sur un nuage à la sortie du Palais Galliera, c’est que la magie de l’univers Lanvin a opéré en vous ! Un seule pensée à la sortie de l’exposition : « J’aime Jeanne Lanvin ! »

Aujourd’hui, Jeanne a laissé place à Albert

Si les femmes semblent être les mieux placées pour connaître les désirs féminins, certains hommes savent aussi comprendre leurs moitiés. C’est le cas du créateur d’origine israélienne, Albert Elbaz, à la tête de la Maison Lanvin depuis maintenant douze ans. Ayant fait ses premières gammes chez Geoffrey Beene, Guy Laroche puis chez le grand Saint Laurent, Albert Elbaz a su se poser les vraies questions qui font avancer la mode à la Française. En 2015, Albert Elbaz impose sa ligne directrice : « Garder uniquement le mystère et l’intuition dans le luxe ». Celui que l’on surnomme le « Woody Allen of fashion » s’est forgé une réputation qui le place dans la catégorie des créateurs de génie, ambigü et ombrageux. Depuis le début de sa carrière, il a toujours fait attention à prendre ses distances dans ce monde plein d’artifices. Calfeutré dans ses bureaux aux tentures de velours gris et dans ses canapés noirs d’encre, ce gastronome textile cache ses angoisses derrière le masque des coutures apparentes et assumées. Pourtant, cette sombre atmosphère révèle un cerveau lumineux dévoué au service du style Jeanne Lanvin et à la légèreté féminine.

Albert Elbaz a choisi de présenter des créations d’hier au lieu de s’auto-féliciter en exposant ses propres vêtements. Encore vivant, le créateur ne voulait pas déjà écrire sa biographie, il souhaitait plutôt faire renaître les robes mythiques qui l’habitent nuit et jour et l’accompagnent dans son travail quotidien de couturier. En effet, il invite à une promenade à travers les robes du soir en crêpes de soie et broderies de strass, les manteaux en taffetas et manches kimono, les maillots en velours et surtout il nous convie à une rencontre de la robe « Les Petites Filles Modèles » en organdi et dentelle ! A couper le souffle !

L’exposition « Jeanne Lanvin » sur internet

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