Coup de coeur : le nano-sac de Mu.uM !


 

Le sac Nano de la Maison Mu.uM sera assurément le chouchou des modeuses de cette prochaine saison. Finie la grande mode des sacs super oversize des sœurs Olsen dans les années 90. En 2016, on adopte le modèle réduit et il s’appellera « Oscar » ! Smartphone, cartes de crédit et clés : voici nos essentiels au quotidien pour un style léger, classe et « couture » !

Mini par sa taille, le Nano de Mu.uM n’en est pas moins un poids lourd des accessoires de la jeune maison de maroquinerie parisienne. Version XXS, le sac Nano, qui se porte tant à la main qu’en bandoulière est décliné dans des couleurs chic, comme la cerise sur le gâteau d’une tenue. Rencontre avec la toute jeune créatrice Julie Maurence.

La Mode à la Française (pour Modzik) : Présentez-vous en quelques mots

Julie Maurence : Dévorée depuis toujours par l’univers de la mode, je suis allée au bout de mes rêves en intégrant l’école ESMOD. Mes deux premières années, j’ai choisi de les faire sur Bordeaux, ayant ma famille à proximité. Années durant lesquelles j’ai étudié les grands rudiments du stylisme et du modélisme. J’ai fait ma dernière année sur Paris, pour me spécialiser dans les accessoires. Ce fut un vrai terrain de jeu, j’ai eu le délic pour la suite…

Qu’avez -vous fait ensuite ?

J’ai enchainé différentes expériences au sein de plusieurs maisons, toutes très enrichissantes. Mais je n’étais pas pleinement comblée en créant pour les autres, j’avais soif de d’indépendance artistique. Lorsqu’on côtoie ce milieu au quotidien, on peut vite avoir envie de tout plaquer et partir élever des chèvres dans le Larzac ! Au lieu d’en arriver là, j’ai préféré continuer à vibrer pour ce que j’aimais vraiment.

Présentez-nous le concept des sacs nano?

Le concept du nano sac seau repose sur le fait de s’approprier un sac en apparence « petit » mais qui cache bien son jeu, puisqu’une vie entière tient à l’intérieur. L’idée était d’avoir entre les mains un modèle unique, fait avec des cuirs de grande qualité, aux détails forts et facilement identifiables. Oscar a été pensé pour une femme active, mais également sa petite fille désireuse de suivre les pas de sa mère. Son volume et sa longueur ont été étudiés pour ce double usage. Aujourd’hui plus que jamais les femmes ont besoin de se sentir libre, un petit sac précieux et léger vaut mieux que dix grands sacs lourds et encombrants..

Mu.um’ est-il un clin d’œil à  votre première source d’inspiration ?

Oui en grande partie ! Ma mère incarne à mes yeux un véritable symbole de réussite et de courage dont je ne peux être qu’admirative. Grâce à sa magnifique profession, j’ai été toujours été bercée par les odeurs mais aussi les couleurs de sa cuisine. Rien de mieux pour mettre ses sens en éveil. Il est fort possible que ma source d’inspiration première ait pour racines une botte de radis !

Est-ce le signe d’une influence germanique qui se retrouve dans vos créations ?

Natürlich ! L’Allemagne guide mes pensées depuis mon berceau, je le dois à mes origines lointaines et mon amour inconsidéré pour la mettwurscht..

Vraiment ?

Plus sérieusement, j’ai toujours eu un penchant pour le design scandinave de ces dernières grandes décennies, de la beauté des lignes radicales nourrie par des subtils jeux de matériaux. A cela vient se mêler une influence des années 50, essentiellement pour la richesse de ses gammes de couleurs et ses motifs naïfs.

Comment est né Oscar ?

L’histoire est très simple : du fait de ma petite taille je me suis toujours livrée à une « grande » bataille pour trouver des sacs qui collaient à ma proportion. De plus, je trouvais que le sac seau était le modèle parfaitement revisitable et miniaturisable. Oscar se devait d’être le genre de sac idéal pour tous les instants de la vie.

En quoi, selon vous, un sac est-il révélateur de la personnalité dune femme ?

Le sac est devenu avec le temps un objet « signifiant » qui caractérise beaucoup sa propriétaire. On devine en un regard si on a plutôt à faire à quelqu’un d’excentrique, de soigné, ou encore bordélique…Chaque femme tisse une relation très intime avec son sac.

 

Y a-t-il eu une rencontre déterminante dans votre vie qui vous a décidé à vous lancer dans cette voie ?

Je ne peux pas parler d’une rencontre mais plus un moment clef. Ce fût ce jour où du haut de mes 15 ans, j’ai poussé d’une façon assez culottée les portes de la fashion week londonienne. Là bas j’ai été confrontée à un monde tout droit sorti d’un tableau surréaliste, ça en était troublant. C’est alors que j’ai été prise d’émotion devant un défilé de Christopher Kane, la splendeur des tenues, le battement de la musique coordonné avec les pas des mannequins, c’était tout simplement beau…

Quel a été votre premier sac à main ?

Plus petite, je suivais ma mère dans des ventes presses de grandes maisons parisiennes, c’était mieux qu’une sortie à Walt Disney… Un jour, ma mère a voulu me faire plaisir en m’offrant pour mon 10eme anniversaire un micro sac à cadre. Il me suivait partout ! Aujourd’hui il trône fièrement dans ma chambre comme une sorte de relique.

Quelle est votre motivation de tous les jours?

Ma plus grande motivation passe par le fait de me répéter au quotidien que j’ai une chance inouïe de faire un métier par passion et aussi le soutien de certains proches. Malheureusement cette chance n’est pas donnée à tout le monde. De nos jours peu de personnes sont pleinement épanouies dans ce qu’elles font. La faute à un boss tyrannique, une collègue dans laquelle on lie dans ses yeux « pousse toi de là, je veux ta place ».

Quelle est la personne qui compte le plus pour vous?

C’est très dur de se limiter à une seule personne… Mise à part ma mère (rires), cela va de soi, je dirais qu’il s’agirait d’un ami très talentueux avec lequel j’ai vécu quelques grands temps forts de ma vie. C’est quelqu’un dont je suis très attachée et qui me connaît sur le bout des doigts.

Quels créateurs de sacs sont vos références absolues ?

Depuis une paire de saisons je voue un culte absolu aux créations Fendi, qui selon moi est la première maison à avoir osé apporter un grain de « fun » à la maroquinerie de luxe. La beauté de leurs cuirs et leurs gammes de couleurs me laissent rêveuse… Très récemment, j’ai eu une belle montée d’adrénaline devant un puzzle moutarde de chez Loewe, en y repensant j’ai le cœur qui s’emballe. Leurs toutes dernières créations sont d’une justesse à toute épreuve.

Selon vous, quelle musique et quel film illustrent le mieux l’univers Mu.uM ?

Abraham’s Song (Bibio Remix)-Dm Smith pour la musique. Côté film : incontestablement Moonrise Kingdom de Wes Anderson. Je l’aime d’amour !

Quels sont vos projets ?

J’en ai plusieurs à commencer par faire grandir la ligne Oscar. D’ici la prochaine saison j’aimerai l’élargir en développant de nouvelles associations de matières, dont certaines encore peu utilisées en maroquinerie. En parallèle, mettre la main sur THE super nouvel espace de travail/vie parisien qui me permettrait à terme d’avoir un vrai joli showroom pour accueillir ma clientèle. Egalement, étendre ma distribution en partant à la conquête de marchés internationaux. Et pour finir, passer mon permis, mais pour ça je ne préfère pas trop m’avancer.

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