Aurélie Dupont, officiellement directrice de la danse de l’Opéra de Paris !


Ça y est c’est officiel, notre belle et bien-aimée Aurélie Dupont a pris officiellement ses fonctions hier lundi 1er août 2016 en tant que nouvelle directrice de danse de l’Opéra de Paris. L’occasion de vous faire partager notre article paru l’année dernière. Retour sur une carrière d’exception qui n’en finit pas de briller en France et sur toutes les scènes du monde entier (nous avions pu la voir le 31 juillet dernier danser « Together Alone » de Benjamin Millepied avec Alessio Carbone à Cannes à l’occasion de l’hommage à Maia Plissetskaïa ).


Le temps est venu pour Aurélie Dupont de tourner la page de sa carrière de danseuse étoile, ce qu’elle fera le 18 mai prochain sans regret. Sereine et comblée par une vie intense et passionnée, Aurélie envisage le futur rempli de projets et de propositions qui la font déjà rêver ! Pas question de quitter l’Opéra de Paris de sitôt ! Elle rejoindra l’équipe de Benjamin Millepied en devenant maître de ballet. Prête pour l’avenir et assoiffée d’aventures, Aurélie Dupont continuera à imposer sa frêle silhouette dans tous les emplois. Retour sur un parcours exceptionnel.

Le 18 mai prochain, seule sur scène, sous une pluie de confettis dorés, Aurélie Dupont verra se baisser pour la dernière fois le rideau du Palais Garnier, lors de sa représentation de l’Histoire de Manon aux côtés de Roberto Bolle. A 42 ans, âge requis pour la retraite, l’étoile tirera sa gracieuse révérence. La petite Parisienne, à la formation excellente, apprend le solfège et le piano et pratique la gymnastique avant d’intégrer les classes de Claude Bessy. C’est à 24 ans, dans une impeccable variation classique de Don Quichotte de Rudolf Noureev qu’elle a réussi à capter le jury. Depuis, elle a fait de sa capacité à « tout danser » sa force. Bien avant l’arrivée régénératrice de Benjamin Millepied, elle est devenue au fil des années l’une des incarnations les plus évidentes d’un Ballet de l’Opéra classique mais ouvert à la danse d’aujourd’hui.

Avec Pina Bausch, Aurélie apprend à danser « avec son coeur » et non pas seulement avec sa puissance et sa méthode de travail intraitables. Cette rencontre va la conduire sur le chemin des étoiles … Avec Sasha Waltz, elle interprète le personnage de Juliette dans Roméo et Juliette avec une intensité rare et une expression dramatique très personnelle. Avec Saburo Teshigawara, Aurélie touche à l’art de la danse avec une approche presque mystique de la pureté du mouvement. Ainsi, l’étoile atteint une maturité professionnelle qui l’amène à côtoyer les étoiles du monde de la danse. Elle a su maîtriser le lâcher-prise à la perfection pour des représentations admirables et dignes des plus grands.

Avec un mélange de fermeté et de douceur qui la caractérise, le caméléon de la danse impose progressivement sa petite personne ! Du ballet de répertoire – comme Carmen -, aux aventures contemporaines avec Wayne McGregor , « une révélation ! », jusqu’aux personnages dramatiques, telle Marguerite Gautier dans La Dame aux Camélias de John Neumeier qui la consacre au rang des tragédiennes les plus remarquables.

Abordant chaque nouveau rôle avec une véritable curiosité artistique et intellectuelle, Aurélie est souvent qualifiée d’artiste « interprète multilingue » qui se nourrit de toutes ses expériences. Dans son parcours riche et varié, nul ne peut oublier le compagnonnage électif noué avec Benjamin Millepied, qui a créé pour elle le pas de deux « Together alone » qu’elle danse avec Hervé Moreau. Le couple qu’elle forme depuis 2006, à la scène et à la ville, avec le danseur étoile Jérémie Bélingard a également inspiré certains chorégraphes…

Nul regret pourtant chez Aurélie, à tourner la page de sa carrière d’étoile. Car, elle ne quittera pas sa famille d’adoption : depuis qu’elle a dix ans, elle fréquente les couloirs de l’Opéra de Paris. Ainsi, la danseuse envisage sereinement  son avenir qui la comble déjà ! Confiante et tranquille, elle s’apprête à emprunter des chemins qui se présentent à elle pour lui donner une nouvelle liberté, de nouvelles opportunités… Sa nomination de maître de ballet aux côtés de Clotilde Vayer lui permet alors de concrétiser son rêve de transmettre sa passion, sa raison de vivre, son oxygène… Comme une suite logique de ce temps passé à recevoir et à superposer les expériences, il est temps pour Aurélie Dupont de rendre sous une autre forme ce qui lui a été donné – l’étoile coache des jeunes danseuses qui se préparent au concours annuel de promotion, comme Léonore Baulac en 2012.

Pour avoir mis sans cesse son corps au service d’univers différents, l’étoile française sait d’instinct combien le temps de formation, celui où l’on apprend de l’aîné, celui où l’on aborde diverses méthodes et enseignements, celui où l’on se frotte à l’infinie richesse de la création, est capital. Aurélie Dupont, mère de deux adorables garçons, Jacques et Georges, compte faire de cette compétence son meilleur atout ! Sans le vouloir, elle a insufflé une vision moderne dans l’univers de la danse à la française. A sa suite, les danseuses n’hésiteront plus à concilier leur vie d’étoile et leur vie de mère : Dorothée Gilbert, Émilie Cozette, Eleonora Abbagnato et Marie-Agnès Gillot ont elles aussi endossé le plus beau des rôles, celui de maman. Par son audace, sa beauté délicate et imparable, sa force, sa grâce et sa sensibilité, Aurélie a brillé pendant près de 20 ans et brillera éternellement dans le ciel étoilé du monde de la danse.

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