[Lecture] Christian Dior se confie et la « Colle Noire » devient parfum !


Insaisissable et imprévisible. Tel le nouveau parfum « La Colle Noire » à la Rose de Mai de la maison, Christian Dior était un homme fougueux et sensible, attachant et pétillant, passionné par son métier et illuminé par son génie. Pour percer les mystères de la senteur de la « Colle Noire », nous avons redécouvert cet homme dans son auto biographie « Christian Dior et moi » (Editions Vuibert).

Il était une fois un personnage. Il était une fois un parfum. Il était … l’automne ! Les feuilles jaunies comme les pages d’un livre de chevet que l’on relit les soirs d’insomnie tombent. Mais, aujourd’hui, la rédaction de la Mode à la Française évoque une saison de fête, des pages noircies par les mains d’un homme aux doigts de fée, un livre qui restera. A l’orée du mois de septembre, nous avons tourné les pages de l’autobiographie de Christian Dior tout en humant l’air du nouveau parfum « La Colle Noire » de la même maison.

L’univers Dior. Un monde à part entière. Mais surtout un homme autour duquel gravitait une fourmilière. Au fil de son autobiographie, on découvre avec plaisir et délectation les petits secrets qui ont fait la réussite de la maison Dior : l’humour imparable de ce bonhomme que rien – à part les étranges sorcières qui lui prédisaient dès sa plus jeune enfance un destin exceptionnel- ne prédisposait à faire le tour du monde plusieurs fois, à côtoyer les plus grands, à recevoir des prix prestigieux de l’autre côté de l’Atlantique, à accueillir chez lui (dans son studio) les créateurs les plus illustres de son temps. Rien.

Et pourtant, il a fallu une seule rencontre pour que la vie de Christian Dior ne bascule du côté de la féérie des tissus, de la fièvre de la couture et de l’excitation des défilés. On se rappellera ses mimiques. Avec son bâton, il posait son regard là le bât blessait, là où lui seul avec un œil aiguisé avait trouvé l’erreur.

On continue de tourner les pages et on s’affaire aux côtés de madame Marguerite qui n’en finit plus d’acclimater le tempérament de plus en plus volubile d’un monsieur Dior qui cherche l’excellence, la perfection, qui aspire à savoir les envies des femmes, à penser le futur et à s’installer dans le cœur des belles de son époque. Une tâche décrite avec simplicité et précision dans ce projet autobiographique qui finalement n’aboutira pas – la mort emporta bien tôt notre Christian Dior.

La lecture est comme un défilé de mode. Elle passe furtivement, bouscule nos sens dans tous les sens, nous émeut, nous fait rire et pleurer. Mais à la fin, au lieu d’applaudir, on se contente de rester là en silence et d’apprécier ce moment. Un moment délicieux que nous avons accompagné d’un soupçon de « Colle Noire », comme pour faire durer encore davantage notre connexion spirituelle avec Dior. Car en effet, ce nouveau parfum à la Rose de Mai est la plus parfaite définition de l’univers et de la vie de monsieur Christian Dior. Lui, qui pendant les tourbillons de la vie parisienne ou dans son bureau de l’avenue Montaigne, ne rêvait que d’une chose : arroser les fleurs de son jardin dans sa propriété grassoise « La Colle Noire » !

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Dior. Pour toujours.

Christian Dior et moi
Edition de luxe Vuibert
Christian Dior
22.00€

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