[Lecture] « J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste » Loïc Prigent


Alors que nous sommes à J+1 de la Fashion Week Parisienne, Loïc Prigent, le journaliste spécialisé dans la mode, vient de publier son dernier ouvrage « J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste » aux Editions Grasset. Un condensé truculent de tweets sur les coulisses de cette semaine pas comme les autres.

Ça y est ! On y est ! On l’attendait depuis plusieurs semaines. On s’y est préparée. On est prête. Archi-prête ! Mais quoi ? Que se passe-t-il ? N’avez-vous pas remarqué dans les quartiers des Tuileries et au Trocadéro des silhouettes étranges, anormalement bien habillées (so fashion so chic) ou vêtues comme si c’était le carnaval (ou Halloween) ? Voilà l’indice qui nous confirme bien que la Fashion Week parisienne a commencé ! L’occasion de vous présenter le dernier ouvrage de référence qui résume tout à fait l’ambiance et l’atmosphère qui règnent durant ces quelques jours de pure folie. Un peu hors du temps. Carrément décalé. Ce ne pouvait être que Loïc Prigent qui puisse nous présenter sans faux-semblant ce monde diabolique tellement adorable et séduisant.

Car en effet, avant, pendant, après chaque défilé, à l’occasion des soirées OFF, tout ce petit monde se retrouve dans cette bulle où le champagne coule à flot. Les auteurs de ces anecdotes croustillantes (surtout des voix féminines) font penser à ces petits oiseaux qui dès le matin gazouillent. Sans jamais avoir rien à dire mais pour le plaisir d’être entendu, d’attirer l’attention, ces personnages presque irréels tant caricaturés sont perchés (non pas sur la branche d’un arbre) mais sur des talons Jimmy Choo de 12 cm à longueur de journée. Car, contrairement à la chanson de Mary Poppins qui évoque les pinsons ne cessant de siffler une chanson pour que le travail soit beaucoup moins long, les fashionistas, elles, ne travaillent pas le moins du monde – elles l’avouent – mais piaillent, piaillent, piaillent ! Histoire d’aider « la médecine à couler ». Bref, c’est ce paradoxe savoureux que Loïc Prigent retranscrit à merveille sur son compte twitter. Le lire est un vrai régal et nous laisse sans voix (pour une fois).

Nous vous avons sélectionné les pépiements les meilleurs -nos pépites à nous !

« Tu sais, le monde se divise en deux groupes : les ploucs et les gros ploucs »

« Je voulais qu’hier dure toute la vie »

« Tu ne dis pas dépressive, tu dis cliente »

« J’ai un bouton gros comme l’affiche Dior place Vendôme »

« La tendance c’est tenue de gala matinal. Le matin c’est le nouveau soir. »

« Je l’ai rencontré il y a trois biennales »

« Elle a fait combien de retouches sur son visage ? – Autant que de couches de peinture sur la tour Eiffel »

« Elle a le corps d’un guéridon Louis XV. – Mais le langage d’une étagère Ikea »

« Ok, vous pouvez faire l’interview. Mais une seule question »

« J’ai l’excitomètre à sept milliard »

« Tu fais ce que tu veux. C’est juste que Jackie Kennedy n’aurait jamais fait ça »

« Tu veux du champagne. – Non, ça me rappelle trop le boulot »

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« J’adore la mode mais c’est tout ce que je déteste »
Pépiements
Loïc Prigent
Editions Grasset
18,00 €

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