(Danse) En 2017, on danse avec les étoiles de l’American Ballet Theater


Cette année, les photographes Ken Browar et Deborah Ory se sont réunis autour d’un projet éditorial qui met à l’honneur leur travail depuis deux années au service de la beauté du mouvement chez les danseurs américains. Aujourd’hui, ils nous offrent « The Art of Movement » (éditions Black Dog & Leventhal Publishers). Un bijou d’élégance et de grâce en quatre actes…

Parce que la danse est un moyen d’expression aux antipodes de la photo

On adore raconter l’histoire de NYC Dance Project  ! C’est une initiative lancée voilà deux ans par un couple de photographes : Ken Browar, spécialisé dans les portraits de mode (Vogue, Marie Claire), et Deborah Ory, danseuse et photographe. Montrer toute la beauté et la majestuosité des mouvements des danseurs : voici ce qui les anime. Sur la toile et sur Instagram, ils ont conquis des millions de fans. Leur sens de la photo est juste et transperce d’un seul coup d’oeil ce que nul commun des mortels ne saurait déceler. Même le danseur lui-même ne peut pas reproduire l’émotion que Ken et Deborah diffusent à travers leurs clichés. Chaque prise est une oeuvre d’art. Elle immortalise le mouvement d’un port de bras, d’un fouetté, d’une pirouette ou d’un adage. Car si la danse naît dans la gestuelle, la photo capte des instants et les rend immortels. Deux manières d’appréhender l’Art et la Beauté du corps réunies dans cet ouvrage exceptionnel.

Parce qu’à travers le corps drapé d’un danseur, on découvre sa personnalité

300 pages. 70 danseurs venus du monde entier et des compagnies les plus prestigieuses d’Amérique. En couleur. En noir et blanc. Sur papier glacé. Chaque danseur dévoile son intimité jusqu’au bout des doigts. Quelle soit classique, contemporaine, jazzy, libre ou reggae, l’interprétation de la danse est très personnelle et toujours époustouflante. On croit entendre le glissement des chaussons sur le parquet, la respiration du danseur. On devine les gouttes de sueur qui perlent sur le torse de ces danseurs, ou la pointe de timidité sur le visage d’une jeune danseuse, ou encore l’assurance posée d’un directeur artistique (on pense à Angel Corella) qui par sa seule présence ici traduit un univers magique… Pour le plaisir des yeux. Pour la bonté du coeur.

Parce que les mots sont (presque) devenus obsolètes

Chaque cliché pris par Ken et Déborah est accompagné d’un témoignage du danseur mis à l’honneur. Les mots semblent comptés. La parole n’est pas futile mais point nécessaire de clamer une tirade. Un seul souvenir. Une seule émotion. Une ligne suffit. On retiendra notamment l’évocation de Lauren Lovette qui se rappelle le jour où elle a été promue « soliste » par Pete Martins.

Parce qu’on aime la danse, et puis c’est tout !

Nos coups de coeur sont non exhaustifs. On retiendra notamment la chevelure rouge feu de l’impressionnante Céline Cassone des Ballets Jazz de Montréal, la « photo-famille » de Julie Kent avec ses deux chérubins. Mais, plus que tout, on retiendra la série de Misty Copeland, notre mentor et notre modèle. D’ailleurs, Ken et Déborah lui ont consacré la dernière page de cet ouvrage qui conclut : «  Quand je viens de danser le Lac des Cygnes, j’ai l’impression que je peux conquérir le monde ! » Révérence. Le rideau tombe.

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THE ART OF MOVEMENT
NYC Dance Project
DEBORAH ORY, KEN BROWAR
Black Dog & Leventhal Publishers
Available on Amazon

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