(Reportage) Week-end londonien à la française !


8h00 du matin, un samedi d’avril, voilà que La Mode à la Française se retrouve dans la vieille gare Saint Pancras, créée au XIXe siècle, avec son architecture ultra-moderne et sa verrière. Sur les traces d’Harry Potter, on se met dans l’ambiance et on s’apprête à vivre deux jours d’exception… Londres : à nous deux ! 

Accueillie par une horde de muffins bien chauds aussi colorés les uns que les autres que délicieusement « kitsch so British », La Mode à la Française ne résiste pas à ce muffin citron-myrtille. Mais, il est temps de monter dans un taxi cab pour entamer notre voyage dans cette ville aux toits serpentins et aux mers de murs tapissés du timide soleil matinal.


Direction le Regent’s Park pour une promenade pédestre à la rencontre des petits écureuils. Se courant après, on avait presque envie de les rejoindre dans leurs jeux de cache-cache et de courses poursuites. Pourtant, il était tout aussi jouissif de contempler les magnifiques bosquets encore fleuris au style à la fois strict et irrévérencieux, très anglais !


Après ce green break, les choses sérieuses commencent : direction le quartier de Marylebone pour une virée shopping chez Agnès b. Sa somptueuse boutique totalement relookée en 2012 offre une expérience shopping unique : art et mode se côtoient avec courtoisie. Sa dernière collection nous est présentée en même temps que des oeuvres d’artistes connus et moins connus. Un coup de coeur ? Pour le premier étage, espace lumineux et élégant, dédié à la collection femme et au savoir-faire original de la créatrice. Mastodonte du Marylebone Village, cette boutique française rivalise avec les petits ateliers de créateurs anglais, tous aussi séduisants !


Avant le coup de midi, place à un peu de culture au musée de la Wallace Collection. Unique au monde par sa richesse (25 pièces dans 25 galeries, 5500 objets, dont 600 peintures et 500 meubles), cette collection est l’occasion unique de dévoiler, en pays étranger, l’art français du XIV au XIXèmes siècles : art déco, mobilier, armes, peintures, … Un coup de coeur ? Parmi l’opulence et toutes ces merveilles, on retient le tableau « Lady at her Mirror » de Jean Raoux, un crémier en porcelaine de Sèvres et cette oeuvre de Fragonard, « The Swing ou « Les hasards heureux de l’escarpolette»  !


Enfin l’heure du lunch, il est difficile de ne pas se laisser tenter par le cadre qu’offre le restaurant, sous sa verrière lumineuse… Au menu ? Velouté de chou-fleur, asperges grillées sur des tranches de Saint Maur chaud arrosées d’huile de truffes, quiche aux légumes de saison, cheesecake à la carotte et au gingembre. Dégustation sublimée par une ambiance résolument méditerranéenne avec ces murs roses pastels (exactement dans la tendance déco 2017), ces arbres en cascades et ces mobiliers couleur moutarde. On se serait cru au printemps à Somerset House !


Après un détour champêtre au Kensington Gardens, instant beauté dans la chambre de l’hôtel et préparatifs pour la soirée qui s’annonce. Fin prête, il est l’heure de se glisser dans une limousine aux fourreaux de noirs purs pour se diriger au Royal Hall Festival. Se laissant porter par l’ivresse volage qui déjà incendie la nuit londonienne, nos yeux brillent de l’éclat de nos rêves d’azurs : encore quelques bus à impériale éteignent le jour de leur ramage rouge, la Tamise se pare soudain de colliers et Big Ben se maquille de l’or de ses aiguilles … Une soirée enchanteresse qui s’annonce sous les meilleurs auspices.


Le lendemain matin, impossible de résister à une partie de foot dans Hyde Park ! Puis, nouvelle virée shopping chez Harrods, incontournable pour toutes les fashionistas de Londres qui se respectent. Toutes ces belles créations mettent en appétit… Dans l’un des charmants passages londoniens sur Piccadilly Street, la boutique Ladurée, la plus chiciest pâtisserie de Londres, nous offre une belle sélection de petites gourmandises (les macarons ne sont-ils pas les péchés mignons les plus avouables ? « Saveurs rose irisée-champagne-fruits rouges, S’il vous plaît ! »).


Après un dernier coup d’oeil (trop rapide) dans la boutique LIBERTY, le tea time se cultive à l’Intercontinental : lieu atypique, parfait pour patienter avant de remonter dans l’Eurostar et de retrouver notre routine parisienne – que l’on chérit tant !

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