(Mode) Retour sur la Paris Fashion Week Homme Printemps-été 2018


Cette saison encore, les grands couturiers nous ont offert du rêve au regard de leurs collections printemps-été 2018. Couleurs à gogo, retour à l’époque victorienne, voyage dans les déserts du Moyen-Orient et balade dans les contrées azures de la péninsule ibérique… Zoom sur nos coups de coeur de cette semaine hautement fashion !

Icosae : Cette collection baptisée « Le monde est une musique pour ceux qui l’écoutent » révèle la nouvelle silhouette de l’homme. Magnétique et aventureux, il change de partenaires chaque nuit comme il change d’habits : vêtement clouté et veste en denim marquée d’une broderie volontairement déchirée sont les bases de l’attitude masculine d’Icosae. Cette saison, les créateurs ont représenté une nuit d’été de Los Angeles. Des nuances rosées rappelant l’aurore et le coucher du soleil colorent des tissus légers et soyeux. On imagine également sur tels autres looks un ciel nocturne rempli d’étoiles, de broderies étincelantes…  On retrouve sur les manteaux une figure féminine peinte réalisée en sérigraphie sur un délicat mélange de laine et de tissu en soie. Quant au numéro de série récurrent 82.141.814, il renvoie au motif tartan choisi pour les vestes sur mesure.

La collection élargit la vision irrévérencieuse de la marque en devenant plus riche en techniques telles que l’impression à l’acide. Les créateurs ont aussi mélangé avec attention des éléments fabriqués à la main, tels que des broderies en fil d’ouate ou des détails en métal.

La saison estivale vise à offrir une vision optimiste de la vie, à partager l’idée que lorsque vous prenez le temps de le regarder, le monde est d’une beauté étonnante.

Hed Mayner : Ayant grandi dans un petit village situé dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, il a découvert l’univers de la mode et du vêtement à partir de 16 ans, faisant ses propres motifs et habits. Le langage corporel est la clé pour Hed Mayner. L’attitude de l’homme telle qu’il l’imagine est confiante, mais jamais imposante. Comme un enfant, il joue à l’équilibriste dans ses collections, contrebalançant l’idée de la richesse et de la pauvreté, du raffinement et de l’ordinaire. Un must-have ? Cette veste parfaitement équipée avec des revers stylisés ou cette jupe sac à dos simple avec des poches démesurées !


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Chin Mens : Diplômé de la Central Saint Martins en 2014, Chin a pu faire ses armes chez Jonathan Sunders et Alexander MCQueen au cours de son année de stage. Après l’obtention de son diplôme, il a lancé son propre label « Chin Men’s » en 2015 et a fait ses débuts dans la collection automne-hiver en avril 2015. Cette saison, il a réfléchi sur l’image de la marque: il s’agit plus d’une émotion personnelle qu’il voulait partager.

« Underlinens » est une collection qui vise à saisir la pureté des looks sobres et épurés et à les réinterpréter de façon masculine et contemporaine. Le coton blanc et le lin sont utilisés pour créer une forme volumineuse et authentique sous des chemises d’époque. En outre, Chin intègre également des effets « froufrou » agrafés à une garde-robe destinée à être portée tous les jours pour une silhouette au sommet de l’esthétique sensuelle. On adore cette déclinaison de looks dans une élégante palette aux couleurs d’ivoire, de gris et de sarcelle !


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Nuno Gama : Avec le réchauffement climatique et le chamboulement des règles de l’art de bien s’habiller, Nuno Gama évolue vers la dualité du formalisme classique et de la déformation du vêtement et des matières premières.

Le manteau, omniprésent, est plus léger qu’avant. Avec des détails intérieurs simplifiés et des couleurs variant entre l’opaque et le translucide et des coupes à la fois courtes et longues, le manteau est donc une manière pour Nuno Gama de rappeler des carreaux aquatiques, tel un clin d’oeil aux profondeurs océaniques et aux mouvements des vagues. Cette collection aux couleurs très lumineuses autour du thème de l’eau contraste avec les couleurs du ciel azuréen de Lisbonne. On retient ces matières premières telles que le tissage léno, les broderies, les effets en nid d’abeilles ou même les tissus « pliés », les nervures aux plis ou aux détails subtils de cette veste Norfolk « à la portugaise ».


www.geraldcohen.com

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