(Mode) PFW Haute-couture Automne-Hiver 17-18: Stéphane Rolland souffle ses 10 bougies sur un air d’opéra !


Du 3 au 6 juillet, Paris célèbrait la haute couture. Après la mode masculine, Paris rayonnait au rythme de prestigieux rendez-vous qui ont ponctué un programme bien chargé ! Tour d’horizon des moments qui ont marqué ces quatre jours. Place au défilé Stéphane Rolland.

Pour fêter les 10 ans de sa maison haute-couture, Stéphane Rolland a construit une collection à partir d’une ligne essentielle et minimale. Il a pensé cette saison prochaine comme un trait droit, un cercle et un carré. Cela donne dans le langage de la mode des épaules élargies en courbes et des jupes évasées. Le corps de la femme se dévoile sous de profondes échancrures. L’allure est altière et volontaire.

La femme de Stéphane Rolland est puissante et séduisante mais reste élégante et subtile. Rien dans ces pièces sublimes n’est frontal ni offert : tout est à découvrir. Sur une robe cape de crêpe noir aux épaules pagodes se greffent des branchages dorés, une des nombreuses réinterprétations des oeuvres du duo américain Kurt Freiler et Jerry Fels. Quant à la robe totem, droite, à la traine cubique et brodée d’une colonne de visages en silicone or oxydé, elle est un hommage vibrant au sculpteur autrichien Franz Hagenauer.

Une seule couleur, l’ocre des terres d’Afrique, vient perturber les noirs et blancs d’une robe corolle aux immenses brassards. Jouant comme toujours depuis dix ans avec les effets de contrastes et de mouvements, Stéphane Rolland défie encore mieux l’espace, nous surprend et crée l’émotion – à l’instar de ce pull en crêpe mousse blanc dont la volée de gazar noir vient briser magistralement l’épure de cette silhouette infinie…

Pourquoi on aime ? Parce que, avec Stéphane Rolland, la Parisienne s’approprie à merveille une culture ancestrale, presque tribale. En effet, les manteaux, combinaisons pantalons et tuniques trapèzes sont généreux, amples en ronds. Ils ont la force de la simplicité et la richesse de leurs ennoblissements. Tout est brodé d’éléments en lévitation qui cadencent le pas.

Un coup de coeur ? Pour les prestations, en direct dans l’atrium de l’Opéra Bastille, de la mezzo-soprano Béatrice Uria Monzon (qui a chanté le célèbre extrait « Vissi d’Arte » de l’opéra Tosca de Pucini) et de la pianiste Claire-Marie Le Guay (qui a interprété des morceaux de Maurice Ravel, Tchaikovsky et Scriabin) ! Sublime duo féminin.

Joyeux anniversaire Monsieur Rolland !

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